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Trailer 1


Entretien avec Françoise Jolivet,
Directrice artistique et créatrice des marionnettes

Andréa, la grand-mère du narrateur à 50-60 ans


Comment t’es venue l’idée de créer et d’utiliser des marionnettes pour certaines séquences du film ?

C’est tellement désespérant le cinéma, de ne pas arriver à faire un film parce que la fabrication coûte trop chère ! Dans le scénario, il y avait un certain nombre de séquences jouées par des comédiens dans des décors d’époque, ce n’était pas envisageable. II fallait trouver une astuce. Il fallait que Roy fasses ce film.

Alors j’ai repensé à une œuvre célèbre du sculpteur Alexandre Calder, le « Cirque Calder » : des animaux et des clowns, toutes sortes de personnages en fil de fer : c’est un cirque en tout petit, animé par les gros doigts de Calder !

À partir de là, la façon de raconter l’histoire, les petits personnages, tout était flou mais c’est venu comme ça.

Dans le film, nous mettons plutôt en avant l’idée du narrateur qui aide son histoire à prendre forme en manipulant ces toutes petites choses. (Les marionnettes font entre 15 et 20cms de haut.)

Ça marche effectivement comme ça. Quand Michel Vuillermoz dans le rôle d’Armand Frémont les manipule, on a vraiment l’impression qu’il les a faites et qu’il s’en sert pour réactiver sa mémoire.

Que représentent les marionnettes ?

Il existe très peu d’archives familiales de la famille Frémont. C’était donc une manière de recréer le monde qu’il décrit longuement dans son livre : le monde des années 30/40/50.

Mes marionnettes sont intemporelles. Elles font spontanément penser à des objets du côté de l’« art populaire ». Que les mouvements des personnages soient si maladroits n’a pas d’importance, au contraire, puisque cette facture « primitive » fait partie du charme de l’enfance.

Tes personnages évoquent l’enfance ?

Ce que j’ai fait n’est pas enfantin, mais ça évoque forcément le plaisir des souvenirs de l’enfance. Il y a quelque chose de ce plaisir là.

Comment as-tu travaillé ?

Je connais bien le livre depuis longtemps, j’ai connu Armand Frémont pendant les dernières années de sa vie. J’avais des photos, il y avait toute cette ambiance, j’avais l’impression de connaître les personnages. Apres j’ai cherché dans les costumes et les objets de l’époque, les motifs de tissus de cette époque et de cette classe sociale.

Le matériau est une sorte de terre qui sèche à l’air et à la chaleur.

Je fais du modelage avec des ajouts successifs, je les fais sécher sur le poêle, il y a dj retrait, du ponçage. J’en travaille 2/3 à la fois, ça sèche, je reviens dessus.

Les changements d’échelle

Elles font même pas vingt centimètres de haut, c’est vraiment tout petit. C’était formidable de les voir sur un grand écran de dix mètres de base ! Elles avaient soudain quatre ou cinq mètres de haut et ça fonctionne parfaitement.